De la graine à la weed : le voyage de la culture du cannabis

Le voyage de la graine à la weed - WeedSeedShop

Les consommateurs ne pensent pas souvent à toutes les choses qui se sont déroulées afin qu’ils puissent acheter de la weed. Le voyage de la graine au pochon est long et dépend des connaissances et des efforts du producteur. Dans cet article, tu vas découvrir ce périple fascinant !

Un célèbre proverbe chinois dit : “Quand tu manges le fruit, souviens-toi qui a planté l’arbre.” Alors qu’il ne faut que quelques minutes au maximum pour acheter de l’herbe, celle-ci aura eu besoin de plusieurs semaines pour pousser.

En général, les consommateurs ne pensent pas beaucoup à tout ce qui se passe dans le processus de création de ce qu’ils achètent. Combien de temps a-t-il fallu pour fabriquer ce bijou en argent ? Qui a conçu cet ordinateur ?

Quand on prend le temps de réfléchir à ce qui se passe dans la production de … tout ce qu’on utilise, c’est assez incroyable !

La weed n’y fait exception. De la graine au pochon il y a tout un voyage et un véritable processus. Cet article traite du travail du cultivateur et de l’énergie déployée pour produire de ce que nous, les consommateurs, finissons par fumer !

1. Avant la graine, il faut un plan !

Contrairement à ce qu’on pourrait croire, la culture du cannabis ne commence pas avec une graine. Réfléchis : si tu vas acheter des graines de cannabis, mais que tu n’as pas pensé à où et comment tu vas le cultiver, à quoi te servent ces graine ?

Alors oui – la culture du cannabis commence avec un très bon plan sur la façon dont les choses vont se faire.

Un producteur doit savoir s’il va faire pousser à l’intérieur ou à l’extérieur, dans de la terre ou avec un système hydroponique. Il doit connaître son environnement et les défis qu’il pourrait rencontrer. Qu’il s’agisse des voisins curieux qui jettent un coup d’œil par-dessus la clôture de l’arrière-cour ou d’un chat fouineur à éloigner des plantes, une certaine prévoyance est nécessaire.

2. Le choix de la graine

Une fois qu’un producteur sait comment il va planifier son opération de culture, il est temps de se procurer des graines. Seront-elles indicas, sativas ou hybrides ?

Certains producteurs choisissent une graine en fonction de ce que sera le produit final. Si tu fais pousser pour un usage personnel, ce sera certainement ce que tu aimes fumer, ou alors tu choisiras en fonction des propriétés médicales désirées. Dans le cadre d’une opération commerciale, le choix repose généralement sur la réputation des souches auprès des consommateurs.

D’autres producteurs choisissent une graine en fonction de leur espace de culture. Les sativas poussent plus haut et préfèrent les environnements extérieurs, alors que les indicas peuvent très bien se débrouiller en intérieur et dans de petits espaces. Pour certains, la graine sera choisie en fonction de la période de floraison. Par exemple, les variétés telles que la Super Silver Cheese et l’Amnesia ont des périodes de floraison plus longues. La Northern Lights quant à elle a une période de floraison plus courte.

Les producteurs ont même la possibilité de choisir des graines féminisées. Cela élimine le risque de se retrouver avec des plantes mâles dans le jardin. Un type de graine existe pour chaque type de producteur de nos jours. Le choix de la graine peut reposer sur énormément de choses différentes. Et bien sûr, choisir la bonne a un impact énorme sur le produit final.

3. La croissance de la plante

C’est là qu’un producteur peut vraiment briller – et découvrir tout ce qu’implique la culture du cannabis ! Tout comme n’importe quelle être vivant, les plantes ont besoin de nourriture pour survivre. Et tes bébés plantes ont besoin des bons aliments pour prospérer et devenir délicieusement saines à l’âge adulte. Le processus de croissance exige donc beaucoup de soin et d’attention de la part du producteur.

Pour réussir la chose, le producteur doit penser au milieu de culture, à l’arrosage, aux nutriments, au maintien du pH et au calendrier, pour n’en nommer que quelques-uns. Il doit y avoir un protocole pour enlever les plantes mâles du jardin afin d’empêcher la pollinisation (à moins qu’elles ne soient désirées pour la reproduction).

Une bonne graine est importante mais la clé d’une très bonne herbe que nous finissons par fumer réside dans le producteur. Être capable de s’organiser efficacement pour maintenir un jardin de cannabis en bon état n’est pas toujours la tâche la plus facile. Cela nécessite des capacités de résolution de problèmes et une attention particulière aux détails.

La meilleure herbe est cultivée par ceux qui peuvent observer comment le plus petit détail change le résultat final.

Le processus de croissance peut prendre jusqu’à deux mois, selon la graine. Un producteur doit être capable de nourrir la plante dans toutes les différentes parties de son cycle de vie. Beaucoup de patience est nécessaire pour la culture du cannabis.

La croissance de la weed ne représente que la moitié du travail mais c’est sans doute la plus importante. En tant que consommateurs, nous ne pensons pas souvent aux heures de travail qui entrent dans le processus de croissance, sans parler de l’expertise et des connaissances.

4. Après la croissance

Si tu n’as jamais cultivé de l’herbe auparavant, tu pourrais penser que les bourgeons prêts à être fumé dès la récolte. Mais malheureusement, ce n’est pas le cas. Selon la méticulosité du producteur, la “post-croissance” peut être aussi longue que la croissance elle-même. Après la récolte, un long processus de séchage et de curing a lieu. C’est ainsi qu’on peut obtenir des bourgeons à la texture parfaite : pas trop secs et pas trop humides.

La raison est évidente : après des mois d’entretien des plantes, les producteurs veulent fumer leur herbe ou la vendre. C’est le fruit de leur labeur. Mais si quelque chose se passe mal dans le processus de curing, le producteur risque de perdre tous ces mois d’effort.

En fait, une herbe de bonne qualité repose beaucoup sur la patience et la minutie du cultivateur pendant la phase de séchage et de curing. Même l’élagage est important. Tu as déjà acheté de l’herbe avec des tas de tiges et de feuilles ? Ce n’était pas très attirant, n’est-ce pas ?

5. La distribution et la vente

Une fois que le cannabis a été séchée et curé, il est temps pour lui de prendre la route. Dans les pays où la vente est légale, les dispensaires et les coffee-shops s’approvisionnent avec du cannabis qui provient souvent de producteurs locaux autorisés. La distribution et la vente du cannabis repose sur un réseau d’entreprises, de producteurs et d’intermédiaires.

C’est ainsi que la weed passe du jardin au joint. Une fois qu’elle atteint un dispensaire, elle est disponible pour le public comme comme cannabis médical ou récréatif. Ceux qui cultivent du cannabis ne sont souvent que des aficionados qui tentent leur chance dans le cadre du nouveau paradigme mondial de l’herbe légale.

6. Le produit final

De la même manière que le fruit est le produit des années de travail de la nature, la weed est le produit final du dévouement et de la patience d’un producteur.

En achetant de l’herbe, tu n’achètes pas seulement de la matière végétale. Tu achètes le temps, les connaissances et l’expertise de quelqu’un qui aime le cannabis. Tu achètes des années de pratique et de raffinement, compactées en quelques mois de culture, de séchage et de curing de cette plante si particulière.

La prochaine fois que tu te procureras de la weed, pense à la personne qui a planté la graine. Cela donnera une toute nouvelle signification à ce délicieux petit bourgeon que tu fourres dans une pipe ou un joint. Et probablement une toute nouvelle appréciation de l’expérience !

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    Sera Jane Ghaly

    Si je devais me décrire en quelques mots, je dirais que je suis une nomade assoiffée d’aventure. Née à Melbourne en Australie, j’ai vécu de nombreuses renaissances aux quatre coins du monde. Je suis positivement obsédée par les mots et les langues, et je m’en sers pour naviguer au travers des multiples dimensions de l’expérience humaine. Mon intérêt pour le cannabis a commencé aux États-Unis, et depuis je parcours le monde avec l’herbe comme boussole et source d’inspiration. La douce Marie-Jeanne m’a conduite de cérémonies shamaniques dans la forêt amazonienne en rituels enfumés avec des Babas en Inde. Je rêve de fumer un joint avec le podcasteur américain Joe Rogan !
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